Entrée principale

Lorsque l’architecte allemand Ernest Ziller se voit confier la construction du Palais du Prince héritier, ce fut à la condition qu’il réalise un édifice qui ne serait ni pompeux, ni sur le modèle des palais royaux européens. L’aspect extérieur de ce Palais devait se rapprocher morphologiquement de celui des résidences de la grande bourgeoisie de l'époque et devait représenter la classe sociale dirigeante du pays. Il semblerait que Georges Ier lui-même donna ces instructions.

Symboles héraldiques

Il en résulta un édifice néoclassique à trois étages, dont la façade simple et austère suit les règles de la symétrie. Le corps principal est flanqué de deux ailes qui forment une légère avancée. Une série de doubles fenêtres est percée au deuxième étage; les entre-fenêtres sont ornés de symboles héraldiques en relief, de représentations des quatre saisons, des monogrammes K et S (pour Constantin et Sophie) ainsi que de personnages de la mythologie grecque. E. Ziller a placé des statues sur les bords du toit du bâtiment. Toutes les façades de l'édifice sont simples. La seule saillie est le portique d'ordre ionique de l'entrée principale rue Hérode Atticus.

Plan de Ziller: le rez-de-chaussée
Ajout de 1909 (actuel Salon des Ambassadeurs)

Tant la façade avant que le rez-de-chaussée du Palais du prince héritier présentent de fortes similitudes avec les plans élaborés par Théophile Hansen pour le Palais du Pirée, qui ne fut finalement jamais construit. Ernst Ziller fut collaborateur, ami et admirateur du célèbre architecte Théophile Hansen, dont l'oeuvre ne manqua certainement pas de l'inspirer.

Vue de la façade sud

Les modifications apportées à l'édifice depuis sa construction jusqu'aujourd'hui ne sont pas fondamentalement importantes. Seule exception, l'ajout d'une salle de bal (aujourd'hui Salon des Ambassadeurs) en 1909 et l'adjonction de l'aile postérieure (aujourd'hui Salle des réceptions) au début des années 1960.

Les façades ont certes subi quelques changements par rapport à la conception initiale du Palais, mais la plupart d'entre eux sont naturels et prévisibles compte tenu de l'âge –plus d'un siècle- du bâtiment. Parmi les plus notables, citons l'ajout d'une seconde cage d'escalier à la partie arrière de l'édifice, ce qui permet la communication entre étages sans que ceci nécessite le passage par l'escalier central, et l'installation d'un ascenseur. Pour ce qui est des interventions apportées à l'extérieur, la plus importante, effectuée sous la présidence de Constantin Tsatsos, est la création d'un deuxième grand escalier en marbre qui relie le Palais au jardin.